dimanche 17 février 2013

Canadian rollercoaster


En décembre, je parlais de mon arrivée au Québec, des difficultés qui y sont liées ainsi que de mes doutes pour l'avenir proche et lointain. Depuis deux mois, la situation a beaucoup évolué, parfois de manière totalement inattendue, et je voulais marquer une étape.

Il existe entre la France et le Canada une série d'accords offrant certaines possibilités aux citoyens des deux pays quand ils se rendent les uns chez les autres. L'un d'entre eux est le Programme Vacances-Travail. L'idée est d'envoyer une pile de documents, assez complexes pour nécessiter un tutoriel afin d'être remplis sans fautes, et de passer une série de validations, de détroussements de précieux billets et autres timbres postaux pour obtenir un permis de travail Canadien d'une durée d'un an.

J'ai postulé en novembre pour le PVT, non sans mal car les candidatures ouvrent à une date révélée le jour même et qu'il n'y a que 6750 places. La demande fut telle cette année que l'Ambassade du Canada a reçu 20 000 dossiers en 3 jours, fermant les candidatures sans prévenir et laissant ainsi sur le carreau un grand nombre d'intéressés. Bien décidé à saisir cette chance, j'ai réussi à envoyer un dossier béton dans les temps.

Ensuite, pour préparer l'arrivée de mon précieux permis, j'ai appuyé sur la pédale ZBrush. Je crois avoir grillé toutes les limitations de vitesse sur ce point puisque j'ai écopé d'une fatigue visuelle accrue et mon ordinateur portable est parti en fumée. Néanmoins, un point de lumière est venu illuminer le tableau puisque mes travaux m'ont permis de décrocher un job ! Mon premier job ! J'allais enfin pouvoir gagner ma vie et aider mon foyer. Champagne !

C'était sans compter sur la nouvelle qui arriva le lendemain: mon PVT était refusé. Dossier invalide pour un motif bidon. Imaginez l'ascenceur émotionnel ! Résultat des courses, j'avais un emploi mais pas le droit de travailler. Je vous assure que je conserve encore aujourd'hui mon dossier dans le but de l'enfourner dans le gosier putride du sale fonctionnaire qui a traité mon cas.

So what ? Retour en France la queue entre les jambes ? Jamais !

Après plusieurs vaines tentatives de faire réexaminer mon dossier en faisant jouer plusieurs contacts qui sont toujours prêts à t'aider sauf quand t'en as vraiment besoin, j'ai eu un sacré coup de bol: je suis allé chez le coiffeur. Une charmante dame aux mains d'argent m'a renseigné sur un autre type de permis de travail, beaucoup plus difficile à obtenir mais dont les quotas étaient encore ouverts. Dans un précieux soucis d'esthétisme, je l'ai laissée finir ma coupe avant de demander à Aptitude X, la société m'ayant offert un emploi, de réaliser les démarches nécessaires à l'obtention de ce permis.

Résultat des courses, j'ai obtenu validation de mon permis "Jeune Professionnel" en moitié moins de temps qu'il m'a fallu pour être refusé au PVT.

La photo ci-dessus a été prise sur le pont Champlain à Montréal, sur le retour de mon "tour du poteau" aux Etats-Unis. En gros, cela consiste à aller aux pays du burger pour quelques heures et rerentrer au Canada car les permis ne se valident qu'à l'entrée dans le pays (administration, QI et logique ♫).

Aujourd'hui je suis donc heureux de pouvoir dire que je travaille comme modeler 3D. L'avenir n'est pas moins trouble, mais je suis normalement sorti de la zone de turbulence pour quelques temps. Accessoirement le cœur va bien et le dessin également. Que demander de plus si ce n'est une bonne grosse poutine ?

Grifton

Un petit sketch. Je l'aurais bien poussé mais j'ai trop de travaux sur le feu pour l'instant ^^

vendredi 15 février 2013

samedi 2 février 2013

Flaque chevaleresque


Invoquer un grand nom quand on est un petit quelque chose, c'est communément admis comme grossier et facile.

Cependant, je m'en fou.

Merci Tim Burton, tu es un super compagnon du matin lorsque le métro fait vibrer ma main.